Pour une vie plus sereine….

Ouh la la cela fait plus d’un an que je n’ai pas publié d’article sur ce blog!!! Pourquoi ? Par manque de temps plus que par manque d’envie. Ah le temps, cette denrée précieuse dont nous manquons tant pour réaliser tout ce qui nous tient à coeur. Je ne sais pas pour vous mais pour moi c’est très difficile de concilier tout dans ma vie entre les « impératifs » que sont le travail, les enfants, les tâches ménagères et les « petits plaisirs » que sont la lecture et les loisirs créatifs. D’autant plus qu’au niveau des loisirs créatifs il y a pléthore d’activités qui me plaisent et que j’aimerai faire mais comment trouver du temps (toujours ce fameux temps) pour tout faire. On en arrive à la non moins fameuse charge mentale, quand votre tête est pleine d’idées, de pensées de tout ce que vous aimeriez faire mais que vous ne savez pas par où commencer pour tout ordonner et trouver une façon de faire tout ce à quoi vous pensez.

En surfant sur Internet, j’ai trouvé plusieurs pistes pour tenter de mieux gérer mon temps et j’ai eu envie de faire cet article pour vous les partager et tenter de trouver un chemin plus serein pour mieux vivre sa vie.

1. les taches ménagères

Ces fameuses tâches ménagères, celles que personnellement je déteste faire (quoique lorsque je suis lancée finalement ce n’est pas désagréable et ça détend — un peu) mais qui sont impératives pour garder une maison présentable.

La méthode qui semble le mieux marcher est celle créée par Maria Cilley avec son livre « entretiens avec mon évier ». C’est une méthode basée principalement sur des routines à mettre en place pour organiser ses tâches ménagères et par le biais de courtes sessions minutées de réussir à « traiter » chaque problème de rangement.

Qu’est-ce qu’une routine ? c’est une petite liste d’actions que l’on décide de mettre en place et qu’on répète tous les jours pour qu’elle devienne une habitude. Le premier pas de ma méthode Fly lady est de nettoyer et de faire briller son évier de cuisine et de le garder propre tous les jours. S’y ajoutent chaque jour de nouveaux petits pas qui doivent vous mener sur le chemin de l’organisation et d’une maison plus saine et rangée tout en s’amusant et en gardant du temps pour des activités plus joyeuses.

Les fameux Hot spot – vous savez ces petits tas de bordel qui se mettent partout, table de salon, buffet de salle à manger, tous ces endroits où on pose « provisoirement » des choses et qui finalement y restent beaucoup plus longtemps que l’on avait prédit et qui augmentent en volume au fur et à mesure des dépôts « provisoires » – qui pourrissent notre intérieur sont les cibles principales à exterminer en appliquant un principe de base qui est : chaque chose doit avoir une place et toute tâche qui peut être faite en moins de 2 minutes doit être faite de suite. A bas la procrastination, appliquons le « tout ce qui est fait n’est plus à faire« .

Je ne vais pas vous faire un roman sur cette méthode que je ne maîtrise pas à 100 % mais dont je me suis inspirée pour trouver un équilibre (encore précaire) entre ménage et loisirs.

Je vous mets mes routines pour vous donner une idée :

  • Routine du soir :

– préparer les vêtements des enfants du lendemain

– préparer le repas

– débarrasser la table

– remplir le lave vaisselle et le mettre en route si il est plein

– nettoyer les plaques, le plan de travail et l’évier de la cuisine

– nettoyer la table

– passer un coup de balai sous la table (j’ai trouvé chez Gifi un balai très pratique qui ramasse en même temps les miettes)

– mettre en route une lessive (si besoin)

Après tout ça je me pose enfin dans le canapé et bien souvent je m’endors 😉

  • Routine du matin :

Petite précision : je me lève à 5 h depuis fort longtemps parce que j’aime prendre mon temps le matin et prendre mon petit déjeuner en lisant … je réveille mes enfants à 6 h 30 pour partir à 7 h 30. J’ai donc un crédit temps de 1 h 30 à utiliser pour être prête à 6 h 30 et consacrer l’heure qui reste à booster es enfants pour qu’ils soient prêts.

– 5 h : je mets mon café en route et pendant qu’il refroidit un peu j’étends la lessive que j’ai éventuellement mise en route la veille et/ou je vide le lave-vaisselle

– je prépare mon repas du midi au travail en général une soupe chinoise et un dessert mais ça peut aussi être un reste du repas de la veille

– 5 h 20 : quand mon café est à bonne température, je m’octroie 1/2 heure de lecture en buvant mon café

– 5 h 50 : je vais prendre ma douche, m’habiller et me maquiller

– 6 h 30 : réveil des enfants, lissage des cheveux de ma fille et toutes les bricoles que je peux faire en attendant qu’ils soient prêts.

Ce n’est pas encore optimum en terme de timing et je pourrai en faire plus je pense en gérant encore mieux mon temps mais c’est un bon début.

Et pour rendre certaines tâches ménagères plus sympas je les associe à des activités qui me plaisent. Par exemple je plie mon linge et je fais mon repassage en regardant des vidéos sur Youtube (podcasts tricots ou lectures) sur mon téléphone comme ça je peux continuer à regarder tout en bougeant dans la maison pour aller ranger les vêtements pliés/repassés dans les armoires.

2. les loisirs créatifs

C’est le point noir de toute mon organisation car de nombreuses activités créatives me plaisent et j’ai du mal à trouver du temps pour toutes les intégrer dans ma vie sans délaisser les autres.

Pour la lecture c’est relativement simple, je lis dès que je peux, le matin au petit déjeuner, dans le train en allant au boulot quand mes copines ne sont pas là, pendant ma pause déjeuner au boulot et  le soir pendant que le repas cuit.

Pour le tricot, depuis peu, j’ai découvert que j’arrivais à tricoter en lisant, du coup je peux allier ces 2 loisirs quand le tricot est un projet simple en jersey. Il y a un moment où je tricotais le soir devant la télé mais suite à un « burn out » tricotesque j’ai arrêté. L’envie revient doucement donc ça devrait repartir prochainement et ca fera avancer mes projets plus vite 😉

Pour la couture c’est déjà plus compliqué. Après moultes tentatives je n’ai pas réussi à trouver une organisation qui me permette de me lancer pleinement dans cette activité. Mais récemment j’ai vu la vidéo de Les lubies de Louise sur « Comment trouver du temps pour créer » où elle parle de l’effet cumulé et qui est très motivant et inspirant. Décomposer son projet en étapes pour arriver progressivement au résultat final. A tester.

D’autres activités créatives me tentent bien et c’est là que la réflexion à une nouvelle organisation va s’avérer nécessaire. J’aimais déjà bien le crochet avant, ça fait longtemps que je n’en ai pas fait et j’ai bien envie de m’y remettre. A cause de Magdalena Triple L de Mag, j’ai découvert le tissage des perles miyuki, j’ai commandé le matériel l’année dernière et je viens tout juste de commencer un tout petit projet pour me lancer vraiment. C’est précis, minutieux et ça détend bien. J’avais commencé il y a fort longtemps la broderie au point de croix mais finalement je n’avais pas accroché. Sauf que je suis tombée amoureuse de la page instagram de Byjoviana et de ses jolies réalisations en broderie traditionnelle moderne et j’ai bien envie de me lancer. D’ailleurs j’ai déjà choisi un motif à réaliser pour un projet mais il faut que je m’entraîne avant sur d’autres projets ^pour apprendre les points.

Bref, pléthore d’activités créatives, d’idées qui me trottent en tête et « polluent » mon esprit. Je pense que je vais me lancer dans la création d’un « Carnet de projets » où je pourrais noter mes idées de projets et de réalisations pour les enlever de mon esprit et libérer ainsi de l’espace.

Et vous? comment faites-vous pour tout gérer?

Changement de blog pour les chroniques de lecture

Pour retrouver mes avis sur mes lectures il faut maintenant me suivre sur le nouveau blog créé spécialement pour cela :

Mlle Javotte Books

Ici ne seront désormais publiés que mes articles sur mes réalisations au tricot et autres activités créatives

Dark Web – Dean Koontz

dark web

Roman de 407 pages publié en février 2018 dans la collection suspense des éditions L’Archipel

De quoi ca parle :

« IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…« 

Mon avis:

Quand Babelio a lancé son opération Masse critique et que j’ai vu ce roman dans la liste, je me suis précipitée pour le sélectionner vu que je l’avais déjà repéré chez les éditions L’Archipel. Et oh joie, j’ai été retenue pour le recevoir.

Dark Web est difficile à qualifier, je ne le qualifierai ni de thriller, ni de polar, je dirai  plutôt que c’est un roman d’action. C’est un roman facile à lire, l’écriture est simple et fluide, les chapitres assez courts donnent un rythme soutenu à cette histoire dans laquelle on ne s’ennuie jamais.

C’est un roman qui démarre très vite, trop vite peut être, on a l’impression de prendre un train en marche, un peu comme un film dont on aurait manqué le début ou un tome 2 d’une série. Au moment où ce roman commence, Jane, l’héroïne en est déjà à un stade bien avancé dans son enquête, elle est déjà en cavale et même si des petits flash-back nous éclairent un peu sur ce qui s’est passé avant on reste quand même dans le flou. J’avoue que cela m’a un peu perturbée. Le fait de ne pas savoir grand chose de ce qui s’était passé avant, de ce qui avait amenée Jane à se conduire de la sorte m’a gênée et empêchée de m’attacher à Jane. Elle est restée pour moi trop étrangère et je n’ai pas su la trouver attachante.

Le mystère plane sur tout le roman, au fil des pages et des évènements le lecteur se pose plein de questions. J’ai aimé me demander ce qui se passait, qui était à la poursuite de Jane et comment elle allait s’en sortir. Sauf que pour moi, trop peu de réponses sont données au lecteur et du coup on reste sur notre faim à la fin, on a compris certaines choses mais tellement d’autres restent en suspens.

Globalement j’ai bien aimé cette lecture qui a su me garder entre ses pages pour aller jusqu’à la fin mais il m’a manqué un peu de psychologie des personnages et des explications plus poussées sur le pourquoi du comment pour en faire un coup de cœur. Ce roman reste un bon roman d’action tout de même.

Je remercie Babelio et les éditions L’Archipel pour cette lecture.

Sur la ligne blanche – Michel Embareck

sur la ligne blanche

Polar de 181 pages publié en 1985 et réédité par les éditions L’Archipel (Archipoche) en février 2018.

C’est un polar qui ravira les fans de rock tant la plongée au cœur de ce monde est totale.

De quoi ça parle :

« Star des médias, Langlet, surnommé le pape du rock, fait et défait les réputations dans le micro-maquereaucosme du show-biz. Trente ans, fast-donjuan, buveur, shooté, ubiquiste, ce wonder boy tout-puissant n’a pas réussi de la sorte sans se faire de nombreux ennemis. Aussi sa disparition soudaine fait-elle sensation.
Journaliste sur la touche, le narrateur, flairant le scoop de sa vie, se lance sur les traces du disparu, dont il va reconstituer le fulgurant et dangereux parcours en une série de ash-backs stroboscopiques, zigzaguant des milieux branchés aux campements de ferrailleurs et du Palace aux vestiges du Golf Drouot… » (Michel Lebrun, L’Année du polar)
Journalistes vendus aux producteurs, concerts organisés par la mafia, musiciens animés du seul souci d’échapper à l’usine… Entre Paris, Marseille, New York et Le Havre, l’enquête-fiction de Michel Embareck nous entraîne en Cadillac dans les coulisses obscures du show-biz, où l’intégrité s’achète et où l’honnêteté se noie dans le Jack Daniel’s.
Fresque d’une génération en perfecto et santiags croco, Sur la ligne blanche redonne au rock les couleurs du mythe.

Mon avis :

Fan de polars/thrillers, je saisis chaque occasion de découvrir un nouvel auteur et surtout quand il est français. Les éditions L’Archipel m’ont donné cette occasion dans le cadre de leur appel à partenariat pour le mois de février et j’étais ravie d’avoir été sélectionnée pour découvrir ce polar.  Sauf que je n’avais pas détecté le caractère omniprésent du rock pur et dur dans ce roman.

Car la plongée dans le monde du rock est telle que les non initiés, dont je fais partie, peuvent se retrouver perdus, noyés non pas dans l’alcool mais dans les références perpétuelles à des grands noms du rock. Je ne m’attendais pas à une telle immersion et du coup ma lecture s’en est ressentie un peu difficile. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages et ma lecture s’est faite de façon trop distante à mon goût pour apprécier pleinement ce que je lisais.

Cela étant dit, l’intrigue est bien ficelée, l’auteur nous balade entre le présent où le narrateur, un journaliste, essaie de comprendre ce qui a pu arriver à Philippe Langlet, ex-présentateur vedette de la télé française, pape du rock, poignardé dans les douches d’une prison américaine  et les 6 derniers mois de la vie de Philippe Langlet. L’alternance des chapitres donne du rythme à l’histoire et comme autant de coups de baguettes sur une batterie, l’auteur déroule la partition d’une enquête sombre, aux frontières de la légalité, comme sur une corde ou le moindre faux pas peut vous faire basculer.

Le tout porté par une écriture ciselée, incisive, des phrases courtes, très courtes, sans verbes, successions de mots forts …

extrait sur la ligne blanche

… comme des refrains d’une chanson avant de reprendre une écriture plus classique. Cette alternance de rythme colle parfaitement avec le sujet et participe au climat général de ce polar, une plongée totale dans un monde particulier.

La fin de ce polar a éclairé ma lanterne et j’ai refermé ce polar moins déçue que ce que je m’étais imaginé, je n’avais rien vu venir et cette belle surprise a été bien agréable.

Bref, ce polar est un bon polar qui ravira les fans de rock, ceux qui savent et qui  comprendront les références musicales qui parsèment le récit.

Merci aux Editions l’Archipel pour leur confiance

La veuve – Fiona Barton

la veuve image

Thriller de 409 pages publié par les éditions Fleuve Noir le 12.01.2017

C’est un thriller très particulier qui laisse un goût amer à la fin. Ca se lit bien, c’est addictif et même j’avais deviné certaines choses j’ai pris du plaisir à lire cette histoire mais j’attendais plus de la fin. Un bon thriller mais pas transcendant.

De quoi ça parle :

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire. Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque. Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime. Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil. Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous. Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquilité, même après un acquittement. Mais aujourd’hui, Glen est mort.
Fauché par un bus. Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupule, la veuve va-t-elle enfin délivrer sa version de l’histoire ?

Mon avis :

Le problème avec les thrillers, c’est qu’à force d’en lire on imagine tous les scénarios possibles et on peut être déçus quand le final n’est pas à la hauteur de ce que l’on attendait. Le titre et le résumé de ce thriller font de Jane Taylor, le pilier central, celui autour duquel toute l’histoire tourne. Elle est celle qui sait, celle qu’on va tenter de faire parler pour connaître enfin le fin mot de cette terrible histoire d’enlèvement….Et vous en parler sans trop en dire est aussi un challenge. Allons-y!!

Le style est simple et fluide ce qui rend la lecture aisée. L’alternance des chapitres consacrés aux 3 personnages dynamise le récit et les allers/retours entre 2010 le moment présent du roman et 2006 là où tout a commencé permettent d’immerger complètement le lecteur dans cet univers glauque. En effet, les histoires d’enfants enlevés par des pédophiles sont toujours sources de malaise pour le lecteur.

En alternant les points de vue de la veuve, de la journaliste et de l’enquêteur, l’autrice attire le lecteur dans une toile d’araignée où chaque fil est une piste, une question, une idée qui irrémédiablement entraînent le lecteur vers la fin. C’est plaisant à lire, c’est addictif, on a envie de savoir et on enchaîne les pages avec impatience et envie.

Sauf que la fin d’un thriller est tellement attendue que la déception est parfois au rendez-vous quand elle n’est pas à la hauteur des attentes du lecteur. Et c’est ce qui s’est passé pour moi. J’ai beaucoup aimé toute ma lecture, je me suis posée beaucoup de questions, j’ai émis plein d’hypothèses et même en découvrant le fin mot de cette histoire j’imaginais un truc étonnant et j’ai été déçue d’être déçue. La fin est cohérente, elle colle bien avec toute l’histoire mais j’attendais autre chose.

Bref, c’est un bon thriller addictif qui se lit bien mais sans être transcendant.

La fille du roi des marais – Karen Dionne

la fille du roi des marais

Thriller de 252 pages publié par les éditions JC Lattès le 7 mars 2018.

De quoi ça parle :

« Enfin, Helena a la vie qu’elle mérite ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé ?
Car Helena a un secret : elle est l’enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née deux ans plus tard, Helena aimait cette enfance de sauvageonne. Et même si son père était parfois brutal, elle l’aimait aussi… jusqu’à ce qu’elle découvre toute sa cruauté.
Vingt ans après, elle a enfoui ses souvenirs si profondément que même son mari ignore la vérité. Mais aujourd’hui son père a tué deux gardiens de prison et s’est volatilisé dans les marais, une zone qu’il connaît mieux que personne. Malgré la chasse à l’homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n’a aucune chance de l’arrêter. Parce qu’elle a été son élève, la seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c’est sa fille. »

Mon avis :

Ce thriller est un huis clos passionnant et émouvant avec des descriptions des paysages et de l’environnement telles qu’on s’y croirait et qu’à chaque pause dans la lecture, le retour au monde réel est parfois difficile…

Le choix d’une héroïne féminine est original, perturbant et angoissant. On a beaucoup de mal à cerner le personnage d’Héléna. Elle est mère de famille, elle a une vie normale mais on sent encore le côté sauvage. Alors quand elle décide de partir « chasser » son père en fuite pour le remettre aux autorités, on s’interroge, va-t-elle pouvoir réussir, après tout c’est son père et toutes les petites filles aiment leur père.

Elle est le personnage principal, la narratrice, c’est à travers elle que l’on vit toute l’histoire, la présente quand elle parcourt le marais sur les traces de son père, l’ancienne quand elle nous raconte sa vie d’enfant dans ces mêmes marais aux côtés de son père dont elle est la petite ombre. On sent bien le côté ambivalent de ses sentiments. Ignorante de sa situation d’enfant du viol, elle vivait une vie normale à ses yeux d’enfant. Elevée par son père très autoritaire et parfois brutal, selon les rites indiedens, au milieu des bois dans une cabane sans eau ni électricité où la chasse était l’activité indispensable pour se nourrir, Héléna a développé une personnalité qui dérange le lecteur. Elle est le clone de son père et le fait que ce soit une fille est encore plus dérangeant pour le lecteur. On a du mal à s’attacher à elle, voire même on la trouve antipathique … Mais au fil de son récit d’enfant on voit son évolution, comment elle change peu à peu, comment elle prend, lentement conscience de la nature de son père. L’évolution est encore plus flagrante sur ses relations avec sa mère. On apprend au fil des pages à connaître vraiment Héléna et ce qu’elle a vécu dans les marais puis dans le monde moderne quand elle a quitté le marais, ses attentes, ses déceptions et on se surprend à s’attacher à elle. On a l’impression d’apprivoiser un animal sauvage.

L’autrice décrit tellement bien les paysages et l’ambiance des bois qu’on s’y croirait vraiment. On est immergé dans ce décor sombre, humide, et cette ambiance participe à l’angoisse de l’intrigue. Et cette intrigue est très bien faite. Les chapitres ne sont pas trop longs, ils nous font passer du passé au présent de manière subtile et la tension grimpe au fur et à mesure pour les 2 histoires : comment Héléna a quitté le marais quand elle était enfant? Va-t-elle retrouver son père aujourd’hui et comment tout ça va finir?  les derniers chapitres sont captivants. J’aime quand la tension monte progressivement durant toute l’histoire.

Bref, La fille du roi des marais est un excellent thriller, angoissant, captivant et aussi émouvant à découvrir aujourd’hui en librairie.

Merci à la plateforme NetGalley France et aux éditions JC Lattès pour leur confiance.

Qui je suis – Mindy Mejia

qui je suis

Thriller de 306 pages à paraître le 21 mars 2018 aux éditions Fayard / Mazarine éditions

De quoi ca parle :

Hattie Hoffman a passé sa vie à jouer de nombreux rôles : la bonne élève, la bonne fille, la bonne petite amie. Mais Hattie rêve d’autre chose, quelque chose de plus intense… et qui se révèle extrêmement périlleux. Lorsqu’on découvre son corps sauvagement poignardé, une redoutable onde de choc traverse la ville de Pine Valley.
Très vite, il apparaît que Hattie entretenait une relation secrète, hautement compromettante et potentiellement explosive. Quelqu’un d’autre était-il au courant ? Et dans ce cas, jusqu’où cette personne était-elle prête à aller pour mettre fin à cette relation ?
Riche en rebondissements, Qui je suis retrace une année de la vie d’une jeune femme dangereusement fascinante, au cours de laquelle surgissent les secrets les plus sombres d’une petite ville, tandis que Hattie se rapproche peu à peu de sa mort.
Suggestif et tranchant, ce roman examine la frontière entre l’innocence et la culpabilité, l’identité et la duperie. L’amour conduit-il à la découverte de soi… ou à la destruction ?

Qui je suis est un excellent thriller, très bien construit, qui alpague le lecteur et le garde accroché pendant plus de 300 pages pleines de suspense et de tension. En tous cas moi j’ai dévoré ce thriller en 3 jours.

Hattie Hoffman est une jeune fille mystérieuse, férue de comédie, elle rêve de quitter sa campagne pour découvrir New York. Mais qui est-elle vraiment? C’est la question qui va se poser quand son corps sans vie va être retrouvé dans une grange.

« J’avais passé ma vie à jouer des rôles, à être ce qu’ils voulaient que je sois ».

Pendant que le shérif Del Goodman mène l’enquête pour découvrir qui a pu commettre ce crime horrible, l’autrice nous fait remonter en arrière et nous raconte ce qui s’est passé dans la vie de Hattie pendant l’année écoulée pour en arriver à ce moment fatal pour la jeune fille. L’alternance de chapitres sur l’enquête policière à travers les yeux du Shérif « Del », par ailleurs très ami avec le père de la victime, et de chapitres sur la vie de Hattie à travers ses propres yeux mais aussi ceux d’un troisième personnage, donnent un rythme soutenu à cette lecture qui devient très vite addictive. L’intrigue est très bien construite, les chapitres sur Hattie se terminant bien souvent sur un indice aussitôt exploité dans le chapitre suivant consacré à l’enquête policière. Cette construction qui balade le lecteur entre passé et présent est hautement passionnante et tient bien en haleine.

Il y a plusieurs suspects possibles, plusieurs hypothèses qui se forment dans l’esprit du lecteur, d’autant plus s’il est un « pro » des thrillers et le tout est de savoir laquelle va se révéler être la bonne. C’est ce que j’apprécie dans les romans de ce genre, quand je me dis « ouais ben c’est lui/elle » et que plus tard tard, je me dis « ah ben non c’est ça qui s’est passé » et que plus loin encore je change encore d’option. C’est ce que l’autrice nous fait dans ce thriller, elle nous fait tourner en bourrique, forçant notre esprit à imaginer la résolution finale mais une résolution finale qui change au fil des pages qui se tournent.

Et l’histoire en elle même est aussi passionnante. Sur fond de littérature théâtrale, on apprend à mieux connaître Hattie. Elle met mal à l’aise, elle questionne, elle émeut, on a beaucoup de mal à la cerner et à savoir qui elle est vraiment. C’est frustrant mais c’est ce qui nous fait tourner les pages de ce roman pour en découvrir toujours plus sur cette jeune fille déterminée. L’autrice nous offre également une belle réflexion sur les sentiments amoureux, sur les choix de vie et leurs conséquences.

Ce thriller m’a fait passer un excellent moment de lecture et si vous voulez savoir qui est Hattie Hoffman et ce qui lui est arrivé, rendez-vous en librairie le 21 mars prochain .

 

Merci à la plateforme NetGalleyFrance et aux éditions Fayard/Mazarine éditions pour leur confiance.